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Les taxis de la libération de Paris

09 juillet 2012 | Les taxis de la libération de Paris

"Chambre syndicale des cochers-chauffeurs de la Seine

Le chauffeur : Aristoff  Constantin, N° de diplôme : 00 490, N° de stationnement : 3729

est mandaté par son organisation syndicale pour être mis à la disposition de nos Alliés.

Pour le syndicat : un secretraire 6 sept 1944"

Le 24 août 1944, la 2ème DB du général Leclerc pénètre à Paris par la Porte d'Orléans.

Les chauffeurs de taxis parisiens, dont de nombreux russes blancs, sont mandatés par leurs syndicats (Ici la Chambre syndicale des cochers-chauffeurs de la Seine) pour être mis à la disposition des Alliés. 

Le document appartenait à Constantin Aristoff, père du médecin Hélène Aristoff qu fut de longues années le médecin des camps de vacances russes de l'ACER à Saint-Théoffray dans l'Isère.

 

   « Les chauffeurs de taxis et de grande remise occupent 8% de la population active russe.

En 1920, la Préfecture dénombre 8 400 taxis à Paris. Ce chiffre augmente rapidement, pour atteindre 20 000 véhicules en 1931 ; sous l’effet de la crise des années trante, leur nombre décroit à 14 000 en 1936, et à 10 000 en 1940. Avec les taxis de banlieue, on estime à 30 000 le nombre de taxis parisiens entre les deux guerres. Jusqu’en 1938, il n’existe ni conventions, ni numérus clausus dans la profession.

A condition de savoir conduire, chacun peut donc travailler dans une compagnie de taxis. Militaires, aristocrates et cosaques obtiennent aisément leur permis. Le métier offre de sérieux avantages : ce n’est pas un travail de fonctionnaire, des horaires souples permettent de mener parallèlement une activité politique et d’assister, à toute heure du jour et de la nuit aux réunions destinées à « sauver la Russie » des bolchéviks… des rencontres extraordinaires donnent parfois à l’émigré le « sentiment tragique de la vie » : anciennes connaissances retrouvées au hasard d’une course, hommes politiques que l’on cherche à influencer, millionnaires dont on attends des miracles pour la bonne cause… Les jours de repos, enfin, après avoir mis une gaine sur le compteur, le chauffeur, maître après Dieu de son véhicule et conscient de son privilège, se rend avec sa famille à l’Est de Paris, retrouver son cabanon et un bout de jardin, dans la douce France de Carné et de Prevert.

 Près de 3156 chauffeurs de taxis russes, dont 1481 à Paris et 1 265 en banlieue, sillonnent la capitale.

 L’association des chauffeurs et des ouvriers de l’automobile et l’Union générale des chauffeurs russes apportent leur soutien pour le règlement des assurances, les problèmes de contentieux et gèrent une caisse de maladie.

 Dans les années cinquante, le Times recense encore 750 chauffeurs russes, dont l’âge moyen atteint 64 ans. Au début des années soixante dix, le dernier chauffeur de taxi russe, âgé de 92 ans, passait encore tous les ans la visite médicale exigée par la profession… »

 Marina Gorboff La Russie fantôme

22:00 Publié dans Chauffeurs de taxi | Lien permanent | Commentaires (0)

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