27 octobre 2009 | Mikhail Starikoff, un peintre russe inconnu
Mikhail Starikoff, peintre et graveur d’origine russe ayant vécu en France.
Artiste complet et de grand talent mais resté totalement inconnu.
Les œuvres provenant de son atelier (dessins, gouaches, eau-fortes, pochoirs) prouvent qu’il était en activité de la fin du XIXe au début du XXe siècle et faisait vraisemblablement parti de l’avant garde Russe avec, en autres Larionov et Gontcharova.
Dans un premier temps des œuvres post-impressionistes suivis par une grande période fauve
proche de celle de Derain. Puis vient le cubisme et un retour aux imageries populaires, des dessins représentant des moines à l’aspect hiératiques renvoyant directement aux icônes russes. Enfin, la période rayonniste caractérisée par l’irradiation des différents éléments d’un tableau ; les couleurs sont vives et contrastées et la lumière intense.
Ses travaux se rapprochent de ceux de nombreux artistes phare de la charnière XIXe-XXe siècle et des différents mouvements qui ont contribués au développement de l’art abstrait.
Dans son art, la lumière est toujours privilégiée, les individus ou objets sont intensément présents, la touche précise et les couleurs franches.
Dans cette oeuvre peinte à l'huile sur carton, signée d'un cachet d'atelier et datant à priori du début du siècle, l'abstraction est déjà présente, comme un tableau dans le tableau, elle souligne la solitude du petit personnage qui semble plongé dans sa reflexion et sa solitude. On peut imaginer une ville de banlieue, une sortie d'usine, un dimanche matin dans une rue encore déserte.
Les information sur ce peintre sont rares. Les informations citées proviennent de la personne qui m'a vendu ce tableau par le biais d'un site de ventes aux enchères.
Selon d'autres sources Mikhail Starikoff serait enterré au cimetière russe de Sainte Geneviève des Bois, proche de Paris.
Toute information sur ce peintre serait la bienvenue, peut-être parmi vous, quelqu'un possède des informations, des éléments biographiques sur lui.
N'hésitez pas à laisser des commentaires.
08:49 Publié dans Peintres, Sculpteurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : starikoff, russie, emigration russe, littérature


Commentaires
C'est très intéressant. Le tableau rappelle (de très loin, certes, pas par la facture, mais par sa thématique, avec la grande affiche bleue) certaines séries de Doboujinsky sur Petersbourg... mais c'est évidemment un faubourg de Paris. Le vide, la tristesse, la respiration renvoie aux après-midi dominicaux dans le Paris des barrières. Rien ne l'indique vraiment, mais on le comprend aussitôt. C'ets ça le génie d'un peintre. Il y a un peu de Wlaminck aussi. Le cadrage est très particulier. Et il y a une vraie ambiance. Quelles sont les dimensions, le support?
Le nom de Starikoff me dit quelque chose, je vais vérifier dans mes boîtes.
Bien amicalement, Régis Gayraud
Ecrit par : Régis Gayraud | 28 octobre 2009