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Evitez de parler argot

19 octobre 2008 | Evitez de parler argot


Rédaction d'un enfant (Alexandre Pogoretsky) de retour du camp russe des Sokols dans les années 30.

"Votre récit est assez vivant mais votre style laisse à désirer - Evitez de parler argot - 8/10"


 Pogo Alexandre

Dissertation

Sujet : Une journée de vacances.


"Cela se passait l'été dernier au Camp des Sokols Russe de Paris, à Labenne Océan. Un coin superbe. Labenne se trouve à 15 km de Bayonne. Un très petit village où l'on parle basque, ce qui fait penser qu'on est pas très loin de l'Espagne - vu que le basque ressemble énormément à l'Espagnol

Notre camp lui même se trouvait à 4 km de Labenne et à 800 mètres de l'océan, entouré de bois de sapins d'un côté, et de l'autre d'une petite rivière, plutôt canal se jetant dans l'océan.

Sept heures du matin, le clairon ayant retentit tous se précipitent, torse nu, et en slip, pour faire la culture physique matinale qui dure un quart d'heure, après quoi une course à pied, et la toilette matinale, dans le canal.

Notre camp comprenait garçons et filles, tous nous habitions dans les tentes. Dans l'énorme clairière se dressaient 6 tentes masculines, et 7 féminines. Donc après la toilette, il fallait que chacun fasse son pieu et arrange la tente pour l'inspection. A 9 h de nouveau le clairon retentit, cette fois c'est pour la levée du drapeau, et la prière. Tous en rang et au pas on défile devant le mât. Le camarade service du camp va lever le drapeau. Tous en choeur nous entonnons un chant spécial, après quoi la prière du pater

Juste après nous regagnons la salle à manger, toujours entouré de pins, et c'est le petit déjeuner Banania avec tartines au fromage, ou à la confiture. Cela suivie par les corvées, à tour de rôle, corvée de bois, ou nettoyage du camp. Les corvées une fois terminées, liberté jusqu'au repas de midi. Quand il fait très très beau, en groupe nous allons à l'Océan, et nous rentrons pour le repas. Ou bien alors ce sont les jeux. Basket, wolley, base-ball, et bien d'autres. Le temps passe vite, et les jeux ont bien vite fait de creuser l'estomac. C'est pour vous dire que le repas de midi est vite dévoré, et avec énormément d'appétit. On arrive à manger jusqu'à trois fois d'énormes assiettes. La vaisselle est laissée aux soins des filles, cela leur fait une corvée à tour de rôle et par groupe. 

Après cela sieste obligatoire d'une heure, après laquelle nous filons de nouveau tous à l'Océan. Nous y restons trois heures. On rigole bien dans ces vagues hautes de 2m 50 à 3m et des fois même plus. De nouveau les jeux et se faire rôtir au soleil, j'adore cela.

Après tous ces ébats, nous rentrons de nouveau pour le goûter, thé et tartines. Et jusqu'à huit heures liberté, qui va en ville, chacun à ses occupations, jeux, chants, athlétisme etc ...  

Arrive l'heure du souper, on mange d'aussi bon appétit, après cela la vaisselle pour les filles un quart d'heure de repos. Et arrive 9h du soir, l'heure du baisser le drapeau et faire sa prière du soir - même cérémonie que le matin, après cela le chef de camp désigne les noms de ceux qui seront de service, cuisine, service de camp, et le fameux "rompez les rangs" retentit. Tous à la recherche du bois pour le feu de camp. Il y a évidemment des lascars qui n'en foute pas une rame, et les autres pauvres bougres qui bossent comme des nègres. Enfin à neuf heures et demie tous se rassemblent et l'allumette craque, le feu pétille et les chants s'élèvent au ciel étoilé. Chants tristes ou gaies, chants nostalgiques ou monotones, chacun y donne du sien. Tous en choeur ou en soliste, accompagné par notre camarade guitariste. Puis s'élèvent deux voix féminines, tout à fait les Soeurs Etienne. Nous chantons et dansons. Puis arrive l'heure, le clairon rappelle à la réalité, cela fait dix heures et demie, chacun regagne sa tente, et à 11 heures tout doit être silencieux, le camarade service de camp fait son rapport, et lui aussi se coucher. Quelques dernières histoires racontées entre copains de tente, et tous s'endorment du sommeil du juste. "

 

 

Pogo Photosss enfants 003.jpg

Alexandre Pogoretsky fut un  ancien élève du chateau de Salies de Béarn et du corps des cadets.

Sa description du camp des Sokols pour enfants émigrés russes montre que peu de choses ont changé dans le quotidien des camps russes ( ACER, Vitiaz, Sokol, Scout russe etc) jusqu'aux années 70. 

Kamil Tchalaiev a consacré une vidéo à Alexandre Pogoretsky (1926 -2005) sur son site . Voici son introduction en anglais

"When Alex Pogo was young, he's try to be artist-peinter...

When Alex Pogo was young, he's try to be artist-peinter, learned plastic-arts in Lausanne Beaux-Arts Academie and worked picturs arround 1947-1952. Finally, his mother exigence made cancel this activity and Alexandre insalled him like insurance agent in Paris, until pension. Then, I meet him in Paris on 1989, in Virgin presentation church (Constantinople exarhat), hi helped frequently me and my family. I shoot this sequence under "diploma" work, on 16mm visual anthropology, in Ecole pratique des Hautes études, Sorbonne, Paris, 1997. Alexandre Pogoretzky walk on russian-french cemetery Saint Genviève des Bois. Rare movie, Pogo in whole capacity of his memory, religious practice in honor of russian soldiers, from Gallipoli etc. His tomb is now at the same cemetery. Memoire éternelle à Alex Pogo (1926-2005)."

22:30 Publié dans Associations, écoles, unions russes | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : russie, sokol, littérature

Commentaires

Francis HIRIGOYEN
Je suis ancien maire de Labenne et nous sommes trés intéressé pour connaître l'histoire ce samp de Soko. Je suis moi-même Historien et j'appartiensà diverses sociétés hitoriques.
Pourriez-vous me renseigner.
Par avance Merci
Francis HIRIGOYEN
2 Allée du Limousin
40530 LABENNE

Écrit par : HIRIGOYEN | 15 novembre 2011

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