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Séminaire du père Serge Boulgakov chez les Zander

05 août 2007 | Séminaire du père Serge Boulgakov chez les Zander

Séminaire du père Serge Boulgakov dans l'appartement de Léon Zander le 21 décembre 1933.

On remarque à côté du père Serge (à gauche portant une croix), mère Marie Skobtsov. A côté d'elle Jeanne Reitlinger. Weidlé est debout tout à fait à gauche à côté de Fédotoff. On reconnait Basile Zenkovsky au centre, à côté de lui V.Iljine et à sa droite B.Vycheslavtsev. Tout à fait à droite, Léon Zander.
Sur cette seule minuscule photo (format carte postale) la fine fleur des penseurs et théologiens orthodoxes de Paris.



Basile Zenkovsky.
Théologien, psychologue et historien, Basile Zenkovsky émigre en 1923 à Prague puis à Belgrade où il anime plusieurs cercles d'étudiants.
Premier président de l'ACER (Action Chrétienne des Etudiants Russes), co-fondateur de l'Institut de théologie orthodoxe de Paris : l'Institut Saint Serge (rue de Crimée à Paris)

Le père Serge Boulgakov mort en 1944 à Paris, En 1923 le père Serge Boulgakov est expulsé d'Union Soviétique. Le père Serge fut l'un des plus grands théologiens de l'émigration russe et l'un des pionniers du mouvement oecuménique malgré son passé marxiste.
Fondateur de l'Action Chrétienne des Etudiants Russes à Paris.Doyen de l'Institut de théologie Saint Serge de Paris de 1925 à sa mort en 1944.



Soeur Jeanne Reitlinger (1898 Saint-Pétersbourg 1988 Tachkent).Soeur Jeanne Reitlinger est née à Saint Pétersbourg, elle émigre à Prague en 1920 où elle commence à peindre, puis elle rejoint Paris en 1925 avec le père Serge Boulgakov qu'elle avait connu en Crimée. Elle participe aux "Ateliers d'art sacré" créés par Maurice Denis. En 1928 elle rejoint l'association "L'Icône" et participe aux expositions du groupe.
En 1946, après la guerre, elle rejoint sa soeur à Prague, petit à petit, confrontée à la politique antireligieuse du régime, elle abandonne la peinture d'icônes et peint des sujets profanes. En 1956 elle retourne en URSS, et devient professeur de dessin à Tachkent. A partir des année 1970, elle revient à la peinture d'icônes.



Mère Marie Skobtsov.
En 1935, mère Marie, poétesse et artiste devenue moniale, avait fondé, au 77 de la rue de Lourmel, dans le 15e arrondissement de Paris, un centre d’accueil et un foyer pour les sans-abri, donnant ainsi toute sa dimension spirituelle à l’action sociale et prônant le développement d’un "monachisme dans la cité, dans le désert des coeurs humains". Aidée par un groupe de laïcs, membres de l’association "L’Action orthodoxe" qu’elle avait créée, elle était au service des chômeurs et des clochards, organisant une cantine, des ateliers, un bureau d’aide sociale. Le père Dimitri Klépinine, jeune prêtre parisien, diplômé de l’Institut Saint-Serge, marié et père de deux enfants, fut chargé, à partir de 1939, de la paroisse dédiée à la Protection-de-la-Mère-de-Dieu, qui avait été ouverte auprès du foyer. Durant l’occupation, de nombreux juifs persécutés y furent accueillis et cachés. En 1942, lors de la rafle du Vél’ d’hiv’, mère Marie réussit à pénétrer à l’intérieur de l’édifice et à sauver la vie de quelques enfants.

Le 8 février 1943, une perquisition eut lieu dans les locaux de la rue de Lourmel. En l’absence des dirigeants de l’association,
le fils de mère Marie, Georges, âgé d’une vingtaine d’années, fut emmené en otage par la Gestapo. Le 9 février, soit un an jour pour jour avant sa mort, le père Dimitri Klépinine célébrait une dernière liturgie eucharistique dans la chapelle du foyer avant de se rendre à la convocation de la Gestapo. Le lendemain, mère Marie, venue obtenir la libération de son fils, était, elle aussi, arrêtée. Tous trois furent internés, d’abord au fort de Romainville, puis au camp de Compiègne, avant d’être déportés en Allemagne. Le père Dimitri Klépinine mourut au camp de Dora, d’une pneumonie, le 9 février 1944, tout comme Georges Skobtsov, qui lui aussi avait été déporté à Dora. Proche collaborateur de mère Marie à "L’Action orthodoxe", Élie Fondaminsky, un intellectuel russe d’origine juive, venu peu à peu à la foi chrétienne, avait été quant à lui arrêté par les nazis dès 1941. Il reçut le baptême alors qu’il était interné au camp de Compiègne (Oise), avant d’être déporté à Auschwitz où il devait périr le 19 novembre 1942. Mère Marie fut gazée à Ravensbrück, le 31 mars 1945 ; selon certains témoignages, elle aurait pris la place de l’une de ses codétenues.

14:00 Publié dans ACER (Action Chretienne des Etudiants Russes), Orthodoxie,théologiens, | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : russie, orthodoxie, mère marie skobtsov, serge boulgakov, culture

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