Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

"Le Messie" de Dimitri Merejkovski

11 février 2007 | "Le Messie" de Dimitri Merejkovski

Roman de Dimitri Merejkovski (1865 Saint-Pétersbourg - 1941 Paris) "Le Messie" édité en deux tomes à Paris aux éditions Vozrojdenie, 2, rue de Sèze, Paris (9). La première édition a été publiée dans la revue littéraire "Les Annales Contemporaines" numéros 27-32 en 1926 et 1927.

Couverture de
Boris Zvorykine. Boris Zvorykine (1872-1935).Dès la fin du XIXième siècle il illustre de nombreux livres en Russie. Il est très connu pour ses luxueux albums illustrés sur la campagne de Russie ou la maison des Romanoff. Ses menus illustrés sont de toutes les réceptions officielles. A la révolution il collabore avec le régime soviétique, en créant des affiches de propagande.
Zvorykine émigre à Paris en 1921 où il devient l'un des illustrateurs russes les plus recherchés (éditions Piazza). A participé à l'association "L'Icône".


Dimitri Merejkovski est l'un des rares écrivains russes connus en occident encore avant la révolution russe pour ses grands romans historiques (Léonard de Vinci). Il avait habité Paris entre 1905 et 1912. Ses oeuvres complètes étaient déjà parues en russe en 1914 en 1914.
Hostile à la révolution russe, il émigre en 1919 par la Pologne et ensuite à Paris où il s'installe dans l'appartement qu'il avait occupé au début du siècle. A partir de 1925, il privilégie le roman et l'essai philosophique et religieux, une dizaine de livres paraissent, mais son succès reste plus important parmi les lecteurs occidentaux que russes. Sa haine du communisme lui a fait un moment cautionner la politique de Hitler.
Dimitri Merejkovski et sa femme Zinaida Hippius tiennent un salon littéraire, "La lampe verte" au 11, rue du Colonel-Bonnet dans le 16 arrondissement de Paris. Ce salon est au centre de toutes les polémiques littéraires du Paris émigré russe de l'avant-guerre.

Mémoires de
Nina Berberova - "C'est moi qui souligne" ed Actes Sud.
Décembre 1941.
"Merejkovski est mort le 7 à neuf heures du matin. Il était très amaigri, ces derniers temps, et avait beaucoup vieilli. Il trottinait à petits pas le long de la rue de Passy au bras de Zinaida Hippius. Lorsque je lui rendis visite il y a trois semaines, il était indifférent à tout, moi y comprise. Zlobine lui enveloppait les pieds dans un plaid car il avait tout le temps froid.
Zinaida faisait peine à voir lors de l'office funèbre à l'église. Son visage était blême et sans vie, ses jambes flageolantes. Zlobine se tenait à ses côtés, large et puissant, et la soutenait.
Pas mal de monde - environ quatre-vingts personnes- était venu à l'office. La nouvelle de sa mort s'est répandue rapidement malgré l'absence de journaux russes. Olia m'envoya un télégramme. Etaient présents Maklakov, Teslenko, les Zaïtsev, Lioubimov, Stavrov, Ladinski, le professeur Mikhaïlov, Knorring, Kartachev, Lifar, Mamtchenko,
le père Boulgakov... Le métropolite Euloge célébrait l'office, assisté de quatre popes et de deux diacres. Zinaïda se trouvait devant moi. Le cercueil me parut tout petit.
Merejkovski, qui est né en 1865, était l'un des derniers représentants vivants du symbolisme russe. Il ne reste plus maintenant que
Balmont, qui se survit à lui-même, et Viatcheslav Ivanov qui vit en Italie."

21:55 Publié dans Merejkovski Dimitri | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dimitri merejkovski, zinaida hippius, la lampe verte, boris zvorykine

Les commentaires sont fermés.