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Marins russes à Bizerte

26 décembre 2013 | Marins russes à Bizerte

Une brigade russe au travail à Bizerte. Petite photo trouvée dans les archives de Hélène Aristoff à Paris.

En novembre 1920 l’armée des volontaires évacue la Crimée. Des dizaines de milliers de personnes, civils, militaires, familles fuient les villes de Yalta, Sébastopol ou Kertch. Les villes sont en feu, les cloches sonnent, les 126 navires présents évacuent la population devant l’avancée de l’armée rouge.

 

Ivan Chmelev, émigré à Paris en 1922, décrit dans son livre "Le soleil des morts" paru en 1923  la terreur bolchévique organisée et mise en pratique après la défaite des blancs de Crimée. Près de 120 000 morts, sur un tout petit territoire.
Son fils a été fusillé par les bolchéviques

 

Une flotte de 33 navires (ainsi qu’un des premiers porte-avions russe et des sous-marins) jette l’ancre dans le port tunisien de Bizerte.

Les navires de la flotte russe avaient évacué la Crimée en ordre de bataille.  Durant toutes les années de l’exil à Bizerte, les navires furent le théâtre de cérémonies, de prises d’armes, de lever de drapeau, comme si le port tunisien était une parcelle d’une Russie disparue.

L’escadre russe a cessé d’exister en tant que telle en octobre 1924 lorsque la France a officiellement reconnu la République soviétique. Les navires furent envoyés à la casse eu début des années trente, mais la vie active de la communauté russe de Tunisie a continué à fleurir jusqu’à l’indépendance du pays. Des églises ont été bâties, des écoles pour les enfants, des journaux, des chœurs ont vu le jour et ont poursuivi leurs activités de longues années durant.

 

 

 

09:44 Publié dans Armée des volontaires, armée blanche, Bizerte | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bizerte |  Facebook

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