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"L'homme à la peau de léopard"

07 mai 2007 | "L'homme à la peau de léopard"

Chota Roustaveli, "L'homme à la peau de léopard" poème géorgien du XII siècle traduit du géorgien par Constantin Balmont. Edition Kheladze, Paris 1933.
Illustration du peintre géorgien Zitchi, cul de lampe et frises resprises sur l'édition illustrée parue en 1888 en Géorgie.

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Portrait photographique de Constantin Balmont.
Balmont (1867-1942 Noisy le Grand près de Paris) émigre en France le 25 juin 1920, après y avoir habité entre 1905 et 1913. A partir de 1927 il vécut à Cap Breton. Souffrant de maladie mentale depuis 1932 il meurt dans la misère. Au début du siècle C.Balmont, était considéré comme l'un des plus grands poètes russes, précurseur du mouvement "décadent" ou "moderne". Par la suite ce rôle fut contesté par la critique.


Ce livre de grand format édité à 800 exemplaires est un exemple de "livre cadeau", un peu pompeux et de mauvais goût, reproduisant les ouvrages de luxe édités en Russie au début du XXième siècle. A noter une introduction en français et en anglais.



Mémoires de Nina Berberova - "C'est moi qui souligne" ed Actes Sud.
Décembre 1941.
"
Merejkovski est mort le 7 à neuf heures du matin. Il était très amaigri, ces derniers temps, et avait beaucoup vieilli. Il trottinait à petits pas le long de la rue de Passy au bras de Zinaida Hippius. Lorsque je lui rendis visite il y a trois semaines, il était indifférent à tout, moi y comprise. Zlobine lui enveloppait les pieds dans un plaid car il avait tout le temps froid.
Zinaida faisait peine à voir lors de l'office funèbre à l'église. Son visage était blême et sans vie, ses jambes flageolantes. Zlobine se tenait à ses côtés, large et puissant, et la soutenait.
Pas mal de monde - environ quatre-vingts personnes- était venu à l'office. La nouvelle de sa mort s'est répandue rapidement malgré l'absence de journaux russes. Olia m'envoya un télégramme. Etaient présents Maklakov, Teslenko,
les Zaïtsev, Lioubimov, Stavrov, Ladinski, le professeur Mikhaïlov, Knorring, Kartachev, Lifar, Mamtchenko, le père Boulgakov... Le métropolite Euloge célébrait l'office, assisté de quatre popes et de deux diacres. Zinaïda se trouvait devant moi. Le cercueil me parut tout petit.
Merejkovski, qui est né en 1865, était l'un des derniers représentants vivants du symbolisme russe. Il ne reste plus maintenant que Balmont, qui se survit à lui-même, et Viatcheslav Ivanov qui vit en Italie."

11:45 Publié dans Balmont Constantin, Poètes de l'émigration russe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : constantin balmont, kheladze

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