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Conférence de Nicolas Berdiaev au siège de "L'Action orthodoxe" rue de Lourmel à PAris en 1936

26 octobre 2006 | Conférence de Nicolas Berdiaev au siège de "L'Action orthodoxe" rue de Lourmel à PAris en 1936

Conférence donnée par Nicolas Berdiaev le 9 juin 1936 au siège de "L'Action orthodoxe" située au 77 rue de Lourmel à Paris dans le quinzième.
"Les souffrances et le mal comme source de découverte du sens de la vie".


L'Action orhodoxe, association fondée en autres par mère Marie Skobtsov
Dimitri Klépinine (1904-1944), la mère Marie (Skobstov) (1891-1945), son fils Georges Skobtsov (1921-1944) et Elie Fundaminski (1880-1942). Poétesse et artiste, devenue moniale après avoir été pendant la révolution russe maire, appartenant au Parti socialiste révolutionnaire, de la ville d'Anapa, en Russie, au bord de la mer Noire, mère Marie n'eut pas un destin banal. Elle en vient à fonder, en 1935, un centre d'accueil et un foyer pour les sans-abri, donnant ainsi toute sa dimension spirituelle à l'action sociale. Aidée par des laïcs regroupés au sein d'une association, l'Action orthodoxe, elle est au service des chômeurs et des clochards, organisant une cantine des ateliers et un bureau d'aide sociale. Elle se dévoue à la cause des juifs persécutés dès le début de l'Occupation. En 1942, lors de la rafle du Vel d'Hiv, mère Marie réussit à pénétrer à l'intérieur de l'édifice et à sauver la vie de quelques enfants. Elle est arrêtée par la Gestapo avec ses compagnons en février 1943, et gazée à Ravensbruck le 31 mars 1944.
Le père Dimitri, jeune prêtre parisien, marié et père de deux enfants, fut chargé, à partir de 1939, de la paroisse qui avait été ouverte près du foyer. Durant l'Occupation, de nombreux juifs persécutés y furent accueillis et cachés. Arrêté en même temps que la mère Marie, le père Dimitri mourra d'une pneumonie au camp de Dora en février 1944.
C'est en toute connaissance de cause que Youri (Georges) Skobtsov, le fils de mère Marie, est entré en résistance active contre les persécutions nazies. Dans la poche de son imperméable, l'officier S.S. Hoffmann trouve un mot qu'une dame juive adresse au père Dimitri, le suppliant, en février 1943, de lui fournir un certificat d'appartenance à la paroisse : preuve accablante! Youri aurait pu se disculper, il ne l'a pas fait.
Élie Fondaminsky, un intellectuel juif russe, vient, comme mère Marie, du Parti socialiste révolutionnaire dans lequel il était engagé en Russie. Tout en jouant un rôle important dans la vie intellectuelle de l'émigration parisienne de l'époque, il se rapproche progressivement du cercle de mère Marie et participe à toutes les activités de son association. Il se sent chrétien, se juge " indigne " du baptême, mais, surtout, il ne veut pas que son baptême soit interprété comme une échappatoire à la souricière nazie. Il assiste aux offices à l' église, rue de Lourmel, où sa haute silhouette se remarque aussitôt, d'autant qu'il aime se mettre toujours à la même place. Ce n'est que lorsque la souricière se referme sur lui, en été 1942, et qu'il est prêt au martyre, qu'il demande le baptême, au camp de transit de Compiègne.

Sources Michel Sollogoub, ACAT

14:50 Publié dans ACER (Action Chretienne des Etudiants Russes), Associations, écoles, unions russes, Orthodoxie,théologiens, | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : berdiaev, mère marie skobtsov

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